La petite histoire de ma vie, ...en bref !

Ce récit raconte ma vie, jeune femme aujourd’hui de 46 ans. Il se veut à la fois rempli de joie, de tristesse, d’épreuves et de courage. Nous n’avons aucune idée de ce que la vie nous réserve. Dès notre naissance l’enfant est confronté avec la lumière, première épreuve de la vie. Déjà il trace son chemin, forme son caractère et s’adapte à ce que l’on appelle, « La vie ». Il y a toujours un temps où les rires comme les pleurs coulent à flot.

Parfois les tournures peuvent être agréables dans la vie d’un enfant et d’autres fois elles s’avèrent un élément de bataille. J’ai cru bon raconté mon histoire pour me libérer intérieurement de plusieurs blessures qui emprisonnent mon existence et d’autres qui renforcent mes attitudes.

Plusieurs d’entre nous peuvent se tourner vers des thérapies et d’autres, préfèrent écrire leur histoire. Moi, Sophie j’ai connu le privilège des deux. Ici je vous raconte et ailleurs je consulte. Après avoir essayé de me raconter à certains, je me suis vite aperçu que certaines personnes ne pouvaient pas grand chose et que d’autres étaient source de lumière, mais seulement parce que ma vie jusqu’à maintenant était trop chargée. Chargée d’émotions, de blessures, d’injustice et de rejet…..jusqu’au jour où j’ai rencontré Jean-Pierre H., celui qui me tire d’affaires et pour qui j’ai un respect illimité, je nommerai mon psy.

C’est avec beaucoup de tendresse, d’émotions et d’amour que je vais vous conter la petite histoire de ma vie en brefffff…….

À la lecture de certaines situations, je vous ferai peut-être sentir de la colère et de la haine, mais soyez assurés qu ‘à ce jour, je travaille très fort pour éliminer le passé de ma tête et de vivre mon présent. La plus belle phrase dans le processus de la guérison vient de Jean-Pierre et elle dit : « Sophie, tu dois sentir ton corps et non pas flirter avec lui ».

Je sais que d’écrire me fait un bien immense et que ce cheminement dépose un pansement sur des blessures vives, mais si seulement je pouvais m’introduire dans chacun de vous, je vous siffloterais le secret le plus intense, soit celui

De ne jamais enfermer un deuil pour paraître fort

Je crois sincèrement que la meilleure thérapie à vivre, c’est la vie elle même. Il suffit de prendre le chemin du cœur et du corps et il y a juste nous qui savons où se trouve la clé. Pour ce qui est du NIP, bien il fait partie intégrante de notre tête. Voici maintenant mon cheminement de vie et je voudrais particulièrement remercier mes parents qui m’ont donnée les guides nécessaires et le caractère déterminé pour avancer malgré tout.

Maintenant, voici………..!

Dès ma naissance je subis mon premier rejet. Je porte un nom que je ne conserverai pas.  À ma première journée de vie, je serai amenée à la crèche d’Youville. Ma mère biologique signera des papiers pour un abandon tacite. Elle aura six mois pour me reprendre. Je passerai onze longs mois à la crèche. Déjà l’insécurité s’installe et je ne suis qu’un enfant. Vous n’êtes certainement pas sans savoir que la première année de vie est celle où blottie dans les bras de notre mère, on se laisse cajoler, réchauffer et sécuriser. Au moindre petit inconfort, maman est là et nous protège, elle nous donne cet amour nécessaire à notre bien-être.

Par contre, lorsque plusieurs enfants réclament ce besoin , il est bien évident qu’on ne s’attarde pas sur un cas et que la besogne se fait plutôt rapidement. À 45 ans je ne suis toujours pas sortie de ce manque d’affection et d’amour. Je réclame toujours ce qui m’a manquée pendant ces longs mois.

Je ne voudrais pas me souvenir de cette période, puisque j’imagine bien assise là, à vous écrire, que dans ma tête il devait se faire sentir un vide tout à fait néant. Aujourd’hui adulte, je ne me souviens pas, c’est vrai mais je vis ce vide par mes comportements, mes angoisses et mes peurs.

Un jour bien installée dans mon fauteuil berçant, à peine âgée de 11 mois, blonde, bouclée, les yeux noisettes, je sais déjà comment faire pour plaire à des parents qui voudront bien me récupérer, me rendre heureuse et surtout me donner l’amour, la chaleur et l’affection tant manqué. Mes nouveaux parents me choisissent parmi plusieurs autres enfants . J’ai le privilège d’être choisie et aimer par cette famille merveilleuse pour qui je n’ai que d’éloges, aujourd’hui à l’âge adulte.

Par contre, il reste à l’intérieur de moi un vide et un questionnement auxquels je ne pourrai jamais complètement me départir. C’est pourquoi il y a quelques années de ça j'ai écrit un passage que je vais vous partager.  

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