Un partage, le mien... 

 

UN PARTAGE QUI SOULAGE

Je voudrais partager avec vous lecteurs, et lectrices, deux événements survenus le 25 mars 1996 et le 23 avril 2001. Deux traumatismes qui ont eu pour effet de changer toute ma vie.

À la lecture de ce qui suit, la recommandation qui s’avère la plus positive, c’est de la vivre pour être capable de la surmonter.

Très souvent, il arrive que l’être humain se forme une carapace protectrice en ligotant dans son cœur un traumatisme vécu afin de rester fort et positif aux yeux de la société et de la famille. Pour l’avoir moi-même vécue, je peux vous dire que c’est une très grosse erreur car si un autre accident survient même quelques années plus tard, ce dernier vient faire ressortir fortement celui que vous avez solidement placé sous barricade dans votre cœur. Et là, vous avez non pas un combat à mener, mais deux.

Aujourd’hui a 45 ans, je me sens forte et courageuse de toutes les épreuves de ma vie, gardant espoir qu’un jour je pourrai faire valoir mon intégrité et mes valeurs personnelles et professionnelles chez un nouvel employeur; il reste qu’après avoir subi un traumatisme crânien, je dois exorciser un démon qui m’habite intérieurement, (*)celui d’avoir été injustement accusée de vol chez l’employeur pour qui j’ai donné de bon gré +ou - treize années de service.

Après deux longues années de convalescence accompagnées de multiples dysfonctions causées par un bête accident de travail, je me retrouve devant un changement à tous les niveaux. Il est bien certain que syndicalement parlant, je pourrais mener une bataille pour conserver cet emploi, mais vous devinerez facilement que mes forces physiques et psychologiques diminuées, je me sens comme David contre Goliath.

Humainement parlant, j’aurais souhaité que ce dernier me facilite la vie en acceptant de m’intégrer à un poste où mes limitations seraient respectées, mais je crois qu’il n’est pas habité par ce côté humain et reconnaissant.

De plus, bien avant le traumatisme crânien il y a sept ans de ça, j’aurais voulu faire connaître publiquement ce que j’ai vécue, afin de surmonter la solitude, l’injustice, la haine, la peur, la méfiance qui me collait au cœur et à la peau, mais l’interdit m’a freinée.

C’est avec beaucoup d’émotions, fébrile et psychologiquement ébranlée que je me confie maintenant et j’ose espérer que ma vie aura une tournure positive et différente. Avec l’aide précieuse des différents organismes et de mon amour pour mes enfants, je franchirai la vie pas à pas avec un élan de changement et une expérience de vie comme bagage, mais pas sans avoir conservé ma personnalité, mon dévouement pour les autres et mon désir de réussir.
Ceci est un bref résumé de dernières années et à la fois un partage symbolique. J’accepterais volontiers de vous lire si vous désirez correspondre avec moi.
(*)Voici maintenant la courte histoire de mon 25 mars 1996.

 


MON INTÉGRITÉ NE VAUT-ELLE PAS UN CRI DU CŒUR?


Vous connaissez sans doute l’expression « le ciel m’est tombé sur la tête ». Pour ma part je fais plus que la connaître, je la vis et la traîne depuis bien longtemps. Il a suffit d’une cliente et d’une proposition à porter plainte pour vol et le tour était joué. Je me suis retrouvée suspecte numéro 1 comme ça, au hasard, et en quelques secondes seulement, sans preuve et à la pige, avec comme écho, « je pense que c’est elle » en regardant ma photo sur un présentoir et la justice se refermait sur moi comme un piège sur l’innocent ou la bête sans défense.


Ensuite, non seulement interpellée par les policiers de ma propre municipalité et ceux avec qui je travaille, j’apprends que c’est la Sûreté du Québec qui prendra l’enquête en main. C’est ainsi que toujours dans mon lieu de travail, je vois entrer et j’accueille en tant que réceptionniste et commis à la perception, les deux agents de la SQ. Là, on m’invite à quitter une fois de plus mon poste, on me lit mes droits dans un bureau, comme ça, sans considération mon état de choc, mon incompréhension et surtout le fait d’être non coupable jusqu’à preuve du contraire.


Jamais de toute ma vie je me suis sentie aussi effrayée, isolée et perdue. Ensuite, ébranlée mon employeur me dit de prendre la situation comme une expérience de vie, que rien ne sert d’être dans tous mes états si je n’ai rien à me reprocher. Très réconfortant à entendre
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